Pour le plaisir d’échanger

IMG_2317 Résolution de l'écran  Je suis de la génération des « quinquas » et j’avoue humblement qu’il aura fallu toute la force de persuasion des équipes de communication de la CCIG pour que je franchisse le pas de la modernité et de l’information directe par ce BLOG dont j’espère que nous aurons plaisir et intérêt à mesurer l’utilisation.

Dans notre société de liberté et de convenances trop souvent castratrices, j’attends de notre espace de conversation beaucoup d’appréciations, de critiques et de propositions sur l’actualité consulaire mais au-delà sur la vie Guyanaise.

Je suis certain que nous profiterons ensemble de ces échanges dans les limites de la bienséance, de la tolérance et du respect mutuel des lecteurs.

Certains d’entre vous, bien avisés et ils auraient raison, pourraient poser la question de l’utilité du BLOG après dix années d’exercice de la fonction de Président de la CCIG !!

A ceux-là, je répondrais de manière facile qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire mais plus profondément j’entends par ce nouveau mode d’échanges profiter de la relative liberté qu’offre une fin de mandature pour mieux apprécier le chemin parcouru depuis janvier 2001 et partager directement avec vous celui, sans fin , restant à parcourir dans notre recherche de développement et d’épanouissement personnels .

Il est vrai que je ne suis pas privé d’avis légitimes et judicieux de l’équipe des Elus Consulaires qui m’entourent, que les Directions et services de la CCIG expertisent tous les dossiers nécessaires à une prise de décision, mais j’attends de nos échanges une vision extérieure et individuelle qui peut faire émerger la solution juste quand les meilleurs experts s’attardent à en mesurer les conséquences.

Ma vision personnelle de l’action de la CCIG et du rôle de son Président reste marquée par l’engagement de l’équipe Consulaire qui m’en a confié la responsabilité depuis janvier 2004. « La volonté d’Entreprendre »

La volonté est faite d’imagination, d’engagement, d’abnégation et d’évaluation des actions entreprises.

Entreprendre c’est faire des choix, trouver les moyens, réaliser et mesurer les retombées des actions entreprises. Le champ d’intervention d’une Chambre de Commerce et d’Industrie est vaste mais bien défini par la loi. La Chambre de Commerce et d’Industrie de la Guyane répond à l’ensemble des missions consulaires, gère et développe les ports et aéroport, dispense des formations pour les jeunes, les salariés et les Chefs d’Entreprises, réfléchit et innove pour le développement économique, défend et appuie les Entreprises dans leur développement.

Tous ces sujets, auxquels n’échapperont pas ceux de l’actualité guyanaise, sont autant de raisons pour nous d’échanger.

Je reviendrai vers vous, j’attends vos écrits.

Cordialement 

JEAN-PAUL LE PELLETIER

Présentation des voeux 2010 aux institutionnels

Monsieur le Préfet de Région,

Mesdames et Messieurs les Parlementaires,

Monsieur le Président du Conseil régional,

Monsieur le Président du Conseil général,

Madame/Monsieur les Consuls,

Messieurs les Présidents des Chambres consulaires,

Mesdames et Messieurs les Elus et les Membres consulaires,

Mesdames et Messieurs les Directeurs,

Mesdames et Messieurs les Chefs d’entreprise,

Chers Collègues, Chers collaborateurs,

Chers amis,

Mesdames et Messieurs,

 Bienvenue au Moonlight !

 Je suis très heureux de pouvoir vous présenter mes vœux pour cette nouvelle année sous une forme un

peu renouvelée.

 On est souvent partagé entre le souci de la tradition et le caractère un peu pesant de cette tradition.

 En tout cas c’est toujours un grand plaisir pour moi de me retrouver parmi vous pour cette traditionnelle manifestation de notre vie consulaire.

Je suis personnellement très attaché à cette rencontre, et je suis extrêmement sensible à la présence de chacune et chacun d’entre vous, vous qui, à des titres

divers, oeuvrez pour le développement de notre région, de notre département ou de notre ville.

 Je forme, bien sûr, pour vous toutes et pour vous tous, pour vos proches, pour les collectivités

publiques, les administrations, les chambres consulaires, les institutions juridictionnelles, les

organisations et syndicats professionnels, les entreprises, les associations, la société civile que vous représentez, les vœux les plus chaleureux pour cette nouvelle année.

 Vœux de santé, de prospérité, de bonheur pour vous même, pour vos familles et pour tous ceux qui vous sont chers.

 Malgré la crise financière qui s’est muée en crise économique avant de devenir une crise sociale ;

malgré la paix malmenée un peu partout à travers le monde; malgré tout cela, songeons aux

petits bonheurs qui sont les nôtres et souhaitons-nous de les garder, et même de les faire grandir au cours de cette année 2010.

 Mais que nos bonheurs personnels ne nous enferment pas sur nous-mêmes,

dans un individualisme réducteur.

 C’est ce que nous souhaitons, car le bonheur c’est aussi

l’autre, les autres dont on porte les difficultés dans une solidarité qui renforce à la fois celui qui

la reçoit et celui qui l’offre.

En disant cela, je pense évidemment à la tragédie que vit en ce moment Haïti, ce pays avec lequel nous entretenons en Guyane des relations si étroites..

 Je voudrais renouveler ici, au nom des élus de la CCIG, de ses ressortissants et de ses collaborateurs, mes condoléances les plus fraternelles au peule haïtien et singulièrement aux chefs d’entreprise qui ont pu être touchés d’une façon ou d’une autre par le tremblement de terre.

 Il faudrait qu’ils sachent que la Chambre de Commerce et d’Industrie de la Guyane leur exprime, en ces moments particulièrement douloureux, tout son soutien, toute sa solidarité et toute sa compassion.

Il faudrait qu’ils sachent également qu’ils peuvent compter sur nous pour engager et contribuer à engager des actions concrètes en faveur de la reconstruction de leur pays.

 Ne pas se résigner aux difficultés, cela aussi est un vrai grand bonheur et répond, d’une certaine manière, en écho aux propos de Soeur Emmanuelle

lorsqu’elle affirmait que « C’est la lutte qui donne de la dignité à l’homme et qui en fait un

homme debout ».

 Et à la CCIG, nous avons depuis longtemps choisi de lutter.

 Je ne vais pas manquer d’évoquer en premier lieu les perspectives de l’Aéroport de Rochambeau qui constituent pour moi et pour toute la CCI-Guyane une de nos préoccupations majeures.

Je salue en particulier les partenaires de l’aéroport et les remercie de leur présence.

 En 2010, la CCIG poursuivra les études du projet qui vise à favoriser l’implantation d’entreprises nouvelles résolument tournées vers l’éco-développement et l’innovation.

 Aujourd’hui, près de 1 000 salariés participent à la vie de la plate-forme aéroportuaire.

 Notre Aérogare accueille plus de 100 entités administratives et privées, petites ou grandes, des taxis aux compagnies aériennes, des commerçants de l’aérogare à la base militaire, qui génèrent plus de 500 Millions d’€uros d’activités et de valeur ajoutée dans l’économie guyanaise.

 Pour autant, nous savons tous qu’un des enjeux majeurs de notre économie régionale c’est l’amélioration de la qualification des salariés.

 Avec, en juin 2009, un taux de réussite au BTS de 62 %, la Chambre de Commerce et d’Industrie de la Guyane démontre sa capacité à fournir des formations en parfaite adéquation avec les besoins de nos entreprises.

Afin d’être toujours plus proche des besoins des entreprises, nous avons ouvert l’an dernier à Saint-Laurent, au mois de décembre, au sein de la Maison de l’Entreprise et de la Formation, le BTS Assistant de Gestion.

 Et la fin de l’année 2010 sera celle de l’ouverture de l’EGC-Guyane, l’Ecole de Gestion et de Commerce, dans notre Nouvel Espace Consulaire de Formation Jean-Pierre Prévot, qui, lui, va voir le jour à Matoury, du côté du rond-point Balata.

 Pour ce qui est de nos missions traditionnelles d’appui aux entreprises, le maître mot cette année encore est Efficacité.

 L’efficacité, c’est d’abord une coopération renforcée et un partenariat renforcé avec les services de l’Etat, de la Région Guyane et de l’ensemble des organismes de développement économique.

Une vision de notre économie à 360° est un impératif absolu.

 Quant au Port de Dégrad-des-Cannes, il dispose, pour la période 2009/2013, d’un programme d’investissements de 128 M€, dont 80 M€ de fonds de concours CCIG.

 Ce programme est destiné notamment aux quais, au chenal d’accès ainsi qu’à l’installation de portiques.

 Trois chantiers sont à ouvrir : la modernisation et la rationalisation de la manutention portuaire, l’informatisation et la mise en réseau de la communauté portuaire et la réalisation de la plate-forme logistique portuaire sous douane : la ZFIE.

Au vu du contexte actuel, le développement durable est plus que jamais un axe stratégique déterminant pour assurer notre prospérité locale.

 De ce point de vue, le secteur du BTP, la filière minière et la filière bois sont appelés à jouer un rôle essentiel.

 A telle enseigne que depuis le début du mois de janvier, la CCIG, en partenariat avec l’ADEME et le PRME, a mis à la disposition des professionnels de la filière BTP un chargé de mission Energie des bâtiments.

 Vous n’ignorez pas que l’une des priorités du Grenelle Environnement est la réduction à grande échelle des consommations énergétiques des bâtiments.

 La RTAA DOM s’inscrit totalement dans ces orientations et dote nos départements de réglementations adaptées à leurs spécificités, tant sur le plan des conditions climatiques que des pratiques constructives, en thermique, acoustique et aération.

 Il en est de même pour le futur Pôle Technique Minier de Guyane : limiter autant que possible les impacts de l’activité aurifère sur la biodiversité.

En ce qui concerne la Maison de la Forêt et des Bois de Guyane, que nous allons bientôt mettre en place, elle a pour vocation d’offrir aux entreprises de la Filière une structure d’appui multidisciplinaire qui, par la qualité de son accompagnement, garantira le succès de leur passage au stade industriel.

 Comme vous le voyez, Mesdames et Messieurs, en 2010 nous ne manquons pas de projets.

Des projets de nature à soutenir l’activité économique.

 En tant que représentant du monde économique, je souhaite donc beaucoup de réussite aux 5 700 entreprises de notre département et vous renouvelle mes meilleurs vœux pour 2010.

 Bonne année.

Pose de la première pierre de l’Espace Consulaire de Formation Jean-Pierre Prévot, 1er décembre 2009

Monsieur le Préfet de Région,

Mesdames et Messieurs les Parlementaires,

Monsieur le Président du Conseil régional,

Monsieur le Président du Conseil général,

Monsieur le Consul,

Monsieur le Maire de Matoury,

Monsieur le Président de la Chambre d’Agriculture,

Monsieur le Président de la Chambre de Métier,

Madame Régine Prévot,

Mesdames et Messieurs les Conseillers municipaux,

Mesdames et Messieurs les Elus et les Membres consulaires,

Mesdames et Messieurs les Chefs d’entreprise,

Mesdames et Messieurs les formateurs,

Chers Collègues, Chers collaborateurs,

Chers amis,

Mesdames et Messieurs,

C’est avec un immense plaisir que je me trouve parmi vous aujourd’hui, pour démarrer le chantier de ce futur Espace Consulaire de Formation Jean-Pierre Prévot.

Ce n’est pas à vous que j’apprendrai que Jean-Pierre a été le Président d’Honneur de notre Chambre.

Aujourd’hui, à l’heure où nous posons la première pierre de l’ECF, je voudrais évoquer d’abord l’homme.

On donne généralement aux Centres de formation le nom de personnes remarquables, qui ont été des modèles dans leur vie, dans leur conviction, dans leur humanité.

Des personnes qui ont marqué leur entourage par leur générosité, leur charisme, leurs connaissances et leur intelligence.

Des personnes qui ont tracé une voie de moralité et de droiture.

Des personnes dont on ne veut  pas et dont on ne peut pas oublier le nom.

Des personnes qui sont ancrées dans la mémoire collective.

Eh bien aujourd’hui c’est pour toutes ces raisons que les membres consulaires et en particulier ceux de notre bureau, en accord avec Madame Régine Prévot, ont décidé de donner le nom de Jean-Pierre Prévot à notre Espace Consulaire de Formation.

Jean-Pierre, comme vous le savez, avait soif d’apprendre, de comprendre et de savoir.

Il était ouvert aux autres, à leurs problèmes, à leurs opinions, à leurs idées.

Il était surtout conscient des enjeux de la formation et du dialogue social.

Comme Maurice Rivierez, qui a créé l’Ecole de formation d’infirmières en Guyane, Jean-Pierre Prévot fait partie de ses immenses personnages qui chez nous ont contribué à poser les fondements de constructions audacieuses qui structurent encore aujourd’hui la vie publique de notre pays.

Il a été, faut-il le rappeler, le Président de la CCI-Guyane pendant 25 ans.

Il faut dire que Jean-Pierre a réussi la prouesse de gouverner à la fois la vie qu’il s’est choisie et l’histoire dont il a hérité.

Fils de notaire il a été lui-même clerc de notaire.

Mais sa carrière consulaire, au sens noble du terme, débute véritablement en 1974, date à laquelle il intègre le Bureau de la Chambre de Commerce et d’Industrie de la Guyane.

Deux ans plus tard, en 1976, Jean-Pierre accède à la présidence.

Cette fonction, il va l’exercer jusqu’en 2001, avant d’être élevé à la dignité de Président d’honneur. 

Parallèlement ou successivement, il va présider aux destinées des CCI des DOM, du Comité de Promotion de la Guyane, du Conseil d’administration d’Air Guyane, de la Société Financière de la Guyane.

Chevalier de l’ordre national du Mérite et du Mérite agricole et Membre du CESR, Mr Jean-Pierre Prévot va également exercer en qualité de cogérant de la société Les Rhums Saint-Maurice et de SOTRAPMAG, de gérant de la STMG, d’administrateur de Guyanor Ressources, de Directeur général délégué d’Euro Ressources.

Mesdames et Messieurs,

Je veux aussi, aujourd’hui, rendre hommage au bâtisseur et au visionnaire.

La Guyane, on le sait, est forte quand elle est fidèle à son identité, quand elle se fixe les ambitions les plus élevées.

Pour Jean-Pierre Prévot, il ne s’agit pas là d’une conviction abstraite, c’est une conviction qui s’inscrit dans une vision de la Guyane et du monde, une vision d’une profonde lucidité.

Il va donc tout naturellement initier aussi de nombreux projets :

-les nouveaux locaux de la CCIG,

-l’actuelle structure aéroportuaire,

-l’allongement de la piste d’atterrissage,

-les aménagements des ports de Dégrad des Cannes et du Larivot,

-l’Antenne consulaire de Saint Laurent,

-l’Institut Consulaire de Formation (ICF).
A quoi on doit ajouter :

- le Parc d’Activités à Rémire-Montjoly,

-les premières ébauches d’une coopération économique régionale avec le Brésil, le Surinam et le Guyana,

mais aussi un resserrement des liens avec les CCI des autres DOM.

Ce n’est évidemment pas trahir Jean-Pierre que de dire que la Chambre, dont la mission première est d’impulser et de catalyser le développement économique, doit également épouser son époque.

Cette mission, il ne l’a d’ailleurs jamais conçue comme une construction figée.

Je me souviens encore de l’engouement avec lequel il invitait les entreprises guyanaises à se convertir aux nouvelles technologies. 

Ce qui doit être gravé dans le marbre ce sont les principes consulaires fondateurs, à savoir : œuvrer pour les intérêts généraux du Commerce et de l’Industrie

D’où l’importance qu’il attachait à la formation, en l’occurrence à la formation professionnelle.

La formation professionnelle n’est pas un entassement de connaissances, pas plus que l’apprentissage n’est un amalgame de théorie et d’initiation pratique.

La formation professionnelle est d’abord, à nos yeux, une architecture.

C’est-à-dire un ensemble harmonieux, pensé, qui marie le socle des connaissances techniques et professionnelles indispensables à la maîtrise d’un métier avec l’épanouissement personnel des apprentis.

Nous ne voulons pas seulement former de bons professionnels, mais aussi des femmes et des hommes complets, capables de comprendre leur environnement, de s’y exprimer et de diriger leur vie.
Voilà pourquoi nous sommes, les Elus consulaires et moi-même, particulièrement fiers de poser, avec vous, la première pierre de l’Espace Consulaire de Formation.

Ses constructeurs sauront -Je n’en doute pas un seul instant !- allier l’élégance, la légèreté, la lumière, le jeu des lignes claires aux impératifs matériels de l’enseignement.

A ce stade de mon discours, je voudrais remercier chaleureusement le Maire de Matoury, Monsieur Jean-Pierre Roumillac, d’avoir accepté que notre Centre de formation voie le jour dans sa commune.

Nous y sommes très sensibles comme nous sommes sensibles à votre présence aujourd’hui qui marque votre attachement à la formation professionnelle, cette matière première si précieuse et indispensable au développement de notre pays.

Je veux rappeler ici que le système de l’apprentissage, moteur de notre économie, est aussi la principale voie d’accès aux formations professionnelles, jusqu’au plus haut niveau.

Pour une forte proportion de jeunes, l’apprentissage permet de réaliser un épanouissement personnel, de découvrir leur propre potentiel, de prendre confiance dans la vie.

Et c’est pourquoi, à la CCIG et grâce au soutien du réseau consulaire, nous avons recruté il y a deux mois un collaborateur chargé précisément de promouvoir l’apprentissage auprès des chefs d’entreprise mais aussi des jeunes.

Cette formation duale, entre l’école et l’atelier ou le bureau, correspond bien aux besoins de l’économie guyanaise, constituée essentiellement de petites et moyennes entreprises.

C’est une formation qui permet aux jeunes de progresser à leur rythme, sans barrière, grâce notamment aux perspectives qu’offrent désormais la maturité professionnelle et les Hautes Ecoles spécialisées. 

Je pense notamment à l’EGC, l’Ecole de Gestion et de Commerce, qui ouvrira bientôt ses portes chez nous, en Guyane.

Je pense aussi à l’ouverture, dans une perspective certes plus lointaine, d’une classe préparatoire à l’entrée de grandes écoles de commerce, comme HEC, l’Ecole des Hautes Etudes Commerciales.

La Cérémonie d’aujourd’hui est pour nous, à la Chambre de Commerce et d’Industrie de la Guyane, l’occasion de démontrer notre foi dans l’avenir et les espoirs que nous plaçons dans la jeunesse de ce pays.
Je vous remercie de votre attention

Diario do Amapa, le 22 novembre 2009, Interview de M. Le Pelletier

« Macapa et Cayenne ne peuvent pas rester sans liaison aérienne »

 
Jean-Paul Le Pelletier a profité de son séjour à Macapa pour discuter des demandes communes. Deux semaines après qu’une délégation brésilienne d’entrepreneurs et d’autorités ait visité  la Guyane française, les représentants de la Chambre de Commerce et d’Industrie de la Guyane française nous rendent visite en apportant en Amapa des informations sur la manière dont les entrepreneurs locaux peuvent faire des affaires avec les entrepreneurs français. Le Chef de la délégation, Président de la Chambre de Commerce, Jean-Paul Le Pelletier, qui parle relativement bien le portugais, a saisi l’opportunité pour demander l’appui des autorités brésiliennes afin de résoudre le problème lié au manque d’offre de vols réguliers entre Macapa et Cayenne.

Pour l’exécutif français, le tourisme régional doit être la solution commune pour les états qui sont localisés sur le Plateau des Guyanes. Par ailleurs, la Coupe du Monde 2016 au Brésil sera un évènement moteur … . Suivez l’’interview !

« Cela est plus qu’une idée mais une directive du Président de la République de France qui souhaite que nous travaillons sur l’ouverture d’un nouveau marché pour la région du Plateau des Guyanes et la responsabilité de la Chambre de Commerce est très grande »

Diário – Tout va bien Président, il est difficile désormais de vous demander combien de fois vous êtes venu ici, ce n’est pas vrai?

Jean-Paul – C’est vrai ! Mais avant tout, je tiens à vous présenter mes excuses pour mon portugais qui n’est pas bon. Vous savez que je viens de Guyane française et je parle donc un peu portugais. 

Diário – En réalité,  il est important de faire justice, chaque fois que vous venez ici, vous parlez de mieux en mieux notre langue, alors que certaines autorités, débutent seulement en français…Comment se porte le stand mis en place par la Guyane à la Foire de l’Entrepreneur?

Jean-Paul – Très bien, nous avons été invités à cette foire par le SEBRAE et cela confirme les bonnes relations que nous avons avec l’Amapa ; nous avons un bureau permanent de la Chambre de Commerce de Guyane situé au Consulat de France, ici à Macapa. Ce stand a pour objectif de se rapprocher des entrepreneurs brésiliens pour les orienter dans leur volonté de réaliser des affaires avec les entrepreneurs de la Guyane française.

Diário – Au-delà du stand a proprement dit, quels sont les résultats de ces échanges d’informations avec les entrepreneurs locaux?

Jean-Paul – Ce soir, par exemple, nous ferons une intervention d’une durée de deux heures  lors du séminaire du SEBRAE durant laquelle nous montrerons les opportunités d’affaires en Guyane française. Je pense que cette année est très importante pour la coopération entre la Guyane et l’Amapa.

Diário – C’est l’année de la France au Brésil, n’est-ce pas?

Jean-Paul – C’est l’année de la France au Brésil et je pense que cela peut-être également l’année de la Guyane en Amapa et pourquoi pas de l’Amapa en Guyane. Avec l’ouverture du pont qui est prévu l’année prochaine, il est important que les entrepreneurs apprennent à réaliser des affaires avec les français, inversement avec  le SEBRAE, l’ACIA et l’ADAP, nous avons des contacts permanents pour percevoir comment les entrepreneurs guyanais peuvent réaliser des Affaires en Amapa et au Brésil..

Diário – Récemment, un groupe d’entrepreneurs brésiliens de l’Amapa s’est rendu en Guyane française, nous pouvons dire que la participation de la délégation à la Foire de l’Entrepreneur est une continuité au voyage des brésiliens? 

Jean-Paul – Je pense que cette visite a été très importante et résulte du travail réalisé ici par notre bureau de la Chambre de Commerce à Macapa qui développe des relations très étroites avec l’ACIA grâce à l’appui de son Président Gilberto (Laurindo) qui a fait venir une délégation jusqu’en Guyane française à une petite foire, en tout cas, pas aussi grande que votre EXPOFEIRA…(rires), la foire de Guyane qui a lieu en octobre. 

Diário – Nous avons reçu de très bonnes informations des entrepreneurs locaux sur ce voyage…

Jean-Paul – Grâce à une invitation officielle, nous avons pu faciliter le visa pour eux. Le président Gilberto (Laurindo) nous a signalé qu’il était satisfait en ce qui concerne l’accès aux informations économiques de la Guyane française. De plus, nous avons déjà réalisé une invitation pour que l’Amapa participe à la Foire de Guyane 2010, où nous allons réserver un espace de 500 m2 pour l’Etat d’Amapa, afin d’exposer, de vendre la production des entrepreneurs de l’Amapa, que ce soit dans le tourisme, l’agriculture,  la pêche et finalement tout ce qu’ils auront à exposer.

Diário – Cette semaine, le Président français, Nicolas Sarkozy, a manifesté un intérêt pour que soit développé un marché commun du Plateau des Guyanes. Cela a été applaudi par les enthousiastes de la coopération régionale. Comment la Chambre de Commerce a t-elle reçu cette nouvelle?

Jean-Paul – Ce sujet a été un élément de discussion le plus important pour nous. Il a réalisé un discours pour toutes les régions d’outre-mer de France, pour toute la France et pour toute l’Europe. Cela est plus qu’une idée mais une directive du président de la République de France qui souhaite que nous travaillions sur l’ouverture d’un nouveau marché pour la région du Plateau des Guyanes ; (donc) la responsabilité de la Chambre de Commerce est très grande.

Diário – C’est une entité très forte n’est-ce pas? En plus de développer le commerce, elle contrôle les ports et aéroports…

Jean-Paul – Comme vous le savez, la Chambre de Commerce de Guyane française a la responsabilité de l’Aéroport International et du Port International de Cayenne, en plus des frontières, du marché et des personnes. C’est une grande nouvelle pour la Chambre de Commerce qui lutte depuis plus de dix ans pour cet échange, pour cette coopération économique avec des voisins importants tels que le Brésil et l’Etat d’ Amapa.

Diário – Déjà lors de la rencontre du Président Sarkozy avec le Président Lula à la frontière de l’Oiapoque et de Saint Georges, ils ont parlé de cela : la Guyane française ne devrait pas tourner le dos au Brésil. A partir de ce moment, nous avons déjà eu des avancées significatives pour l’élargissement des échanges avec le Brésil, quelles soient commerciales, culturelles ; en clair, nous sommes plus proches ?

Jean-Paul – Une des choses les plus importantes dans le discours du Président Sarkozy, cette semaine a été le problème des visas. Il a été très clair en signalant qu’actuellement le visa est obligatoire pour tous brésiliens qui souhaitent entrer en Guyane française, mais qu’il donnera des instructions formelles sur le visa de tourisme, qui est un visa pour les affaires;  il pourra être obtenu ici même à Macapa en deux jours.

Diário – C’est vraiment une excellente nouvelle, actuellement cela il faut environ quinze jours ouvrés, vu qu’à Macapa les documents sont réunis et remis à Brasilia…

Jean-Paul – Exactement. Cela est très important pour les opérateurs touristiques ; ce qui va se passer c’est que les agences de voyage auront la responsabilité de faire la liste des personnes qui feront le voyage touristique avec la date d’entrée et de sortie, le visa sera collectif, délivré en deux jours, mais l’agence sera responsable si une des personnes qui entre en Guyane ne sort pas à la date prévue. C’est l’agence qui paiera. Mais c’est sans aucun doute une grande nouvelle pour les entrepreneurs brésiliens et également pour les touristes qui souhaitent visiter la Guyane française.

Diário – La délégation de Guyane française reste ici à Macapa jusqu’à quand?

Jean-Paul – Jusqu’à dimanche matin, nous reprendrons la BR-156 et nous allons jusqu’à Cayenne en voiture; nous espérons arriver là avant la nuit.

Diário – En voiture, c’est un problème, nous sommes sans offre de vols directs de Macapa à Cayenne président !…

Jean-Paul – C’est un problème important, il n’y a plus de compagnies qui opèrent entre Macapa et Cayenne. Le Président Sarkozy a signalé également qu’il souhaite faire de la Guyane française une base de préparation sportive pour les Jeux Olympiques 2012 et de la sélection française de la Coupe du Monde 2016 qui aura lieu au Brésil. Donc, le problème de liaison aérienne sur ce tronçon a besoin d’une réponse rapide. Je sais que le Gouverneur Waldes (Goes) recherche une solution. Je sais qu’une partie des responsabilités est française et une autre brésilienne. A partir du Brésil quelle compagnie sera autorisée à opérer sur ce tronçon et inversement à partir de la France, c’est à dire comment se fera la réciprocité, en clair quelle compagnie aérienne française pourra opérer ?

Diário – Et comment avancent les négociations, Président ?

Jean-Paul –  Ces négociations débuteront en milieu d’année prochaine, mais nous avons besoin d’une réponse avant janvier, car Macapa et Cayenne ne peuvent pas rester isolés, sans liaison aérienne. 

Diário – Donc la question des Jeux Olympiques et de la Coupe du Monde au Brésil a besoin d’un Forum de rencontres axé sur ces discussions pour résoudre ce genre de problème, n’est ce pas?

Jean-Paul – Je pense que le meilleur endroit pour discuter de cela est la Commission Mixte transfrontalière Brésil France qui aura lieu en juin prochain à Cayenne. Ces questions doivent être inscrites dans l’agenda de réunion, car la liaison aérienne doit être permanente, et si cela est nécessaire, la création d’une ligne aérienne binationale d’avions régionaux pour l’Amazonie, comme le projet du Gouverneur Waldes (Goes). Nous avons besoin de l’appui des deux gouvernements pour cela.

Diário – Indépendamment de la Coupe du Monde, des spécialistes défendent que le tourisme régional peut être augmenté ; les villes amazoniennes qui ne revendiquent pas l’exclusivité en tant que destination touristique, souhaitent attirer des touristes de l’étranger qui pourront visiter plusieurs d’entres elles (les villes). Que pensez-vous de cela ?

Jean-Paul – Il est important de signaler que l’état de l’Amapa, du Para et de l’Amazonas, la Guyane française, le Suriname et la Guyane anglaise ont signé un accord pour le développement d’un package touristique des Guyanes et de l’Amazonie. Il existe politiquement, mais il est nécessaire qu’il soit mis en pratique économiquement. Maintenant, il est important, en Amapa et en Guyane française, de sélectionner les hôtels, les transporteurs et les agences de voyage qui vont vendre et organiser ce package.

Diário – Et comme le tourisme doit être organisé et planifié, il est nécessaire que toutes ces questions soient bien résolues, n’est-ce pas?

Jean-Paul – Exactement, il est difficile de faire tout cela, donc dans un premier temps le Suriname, la Guyane française et l’Amapa doivent identifier qui sont les professionnels du tourisme, que vont-ils faire du package, et après ils pourront  le vendre dans le sud du Brésil. Les touristes de cette zone, de Rio de Janeiro, de Porto Alegre, viendront visiter l’Amapa et pourront connaître par la même occasion le centre de lancement de fusée de Kourou. Ce même package pourra être vendu à Paris ou à d’autres touristes européens qui viennent à Cayenne; le Suriname aura également la responsabilité de faire venir des touristes des Etats-Unis ou de Hollande. C’est le principe du package.

Diário – Président, merci beaucoup pour cette interview et pour votre effort de le réaliser en langue portugaise…

Jean Paul – Merci beaucoup pour votre accueil, j’espère pouvoir vous recevoir très prochainement sur Cayenne. A bientôt !

Extrait d’un article du Secrétariat d’Etat à la Communication du Gouvernement de l’Amapa – le  23/11/2009


Le Gouverneur Waldez met en valeur la Foire de l’Entrepreneur

L’évènement a attiré le public pour sa diversité des exposants et des produits

La III Foire de l’Entrepreneur, coordonnée par le Sebrae Amapa, a été un succès de fréquentation et d’affaires. L’évènement a eu lieu du 18 au 21 novembre, dans le quartier de Laguinho. Le Gouverneur Waldes Goes a valorisé la Foire de l’Entrepreneur, a visité les stands et s’est intéressé particulièrement à certains projets d’entrepreneurs.

Accompagné du président du conseil Délibératif, Alfeu Junior, du directeur superintendant, João Alvarenga, du directeur de l’Administration et des Finances, Rosemary Fabião et la Directrice technique, D’arc Marques, le Gouverneur affirme que l’Amapa a un potentiel d’entreprenariat. Une partie de ce résultat est ici pour que les habitants puissent observer et commercialiser (leur produit). Le Gouvernement de l’état encourage également l’entreprenariat. Un des exemples est « le Fundmicro » a-t-il signalé. Le Secrétaire Spécial du Développement économique, Antonio Farias, la Secrétaire au Développement Social, Nazaré Farias, Secrétaire des Industries et du Commerce, Sebastião Maximo, Secrétaire du Travail et de l’Entreprenariat, Anésia Nunes, ont intégré la délégation.

En visite sur le stand de Fabrication de Modèles de Confection, Waldes Goes a connu tout le processus de modelage, coupe, couture et retouche finale (…) 

 

Sur le stand de la Chambre de Commerce et d’industrie de la Guyane française, il a été reçu par des entrepreneurs français et a découvert quelques produits comme les boissons, les vins, les huiles, etc. Le député Manoel Mandi (PV) était présent.
 

Pour Waldez, la Foire de l’entrepreneur, au-delà de réunir les entreprises exposantes de secteurs variés de l’économie d’Amapa, elle ouvre des opportunités pour la création d’emplois et de revenus. « Je suis heureux de voir l’état prospérer de cette forme. Cela est le résultat de politiques publiques et privées sérieuses qui sont vouées au bien-être de la population".

Séminaire-débat sur la réforme statutaire, en octobre 2009

Mesdames et Messieurs les élus politiques,

Mesdames et Messieurs les membres et les élus consulaires,

Mesdames et Messieurs les chefs d’entreprises,

Chers Collègues,

Chers amis
Mesdames et Messieurs,

Il est des moments forts. Des moments intenses. Des moments d’émotion partagée qui font vibrer à l’unisson le cœur des hommes.

A vous voir et à vous entendre, j’ai la nette impression que, à l’occasion de la consultation populaire de janvier prochain, nous allons vivre l’un de ces moments privilégiés.

Merci donc à vous toutes et à vous tous d’être venus si nombreux à notre séminaire-débat. 

Cette réunion, cette rencontre, revêt à mes yeux, il est vrai, une importance toute particulière.

Car avec la consultation populaire qui nous est proposée va se jouer dans une certaine mesure notre capacité à faire vivre nos convictions et à répondre sereinement aux évolutions de notre société. 

Et cet enjeu, nous devons le garder présent à l’esprit pour trouver une solution aux problèmes que rencontre la Guyane. 

Je souhaite que, dans le débat qui ne va pas manquer de s’instaurer, l’on parle de tous ces problèmes et, éventuellement, de ce qu’il convient de faire pour les résoudre. 

Mais je voudrais d’abord vous parler de la raison qui a conduit la Chambre de Commerce et d’Industrie de la Guyane à organiser ce séminaire-débat.

Il entre dans sa mission, à travers ses ressortissants tout d’abord, et, au-delà, à travers les initiatives qu’elle peut prendre pour créer des lieux de débat et de rencontre, de contribuer à l’avènement d’une Guyane prospère et moderne.

J’ai moi-même cosigné, avec mes Collègues Présidents des Chambres de Commerce et d’Industrie de la France d’Outre-Mer, un appel au Président de la République pour une tenue rapide d’un référendum sur l’évolution de notre cadre institutionnel.

Nombre d’entre vous ici s’en souviennent. C’était au mois de juin dernier.

Notre démarche visait simplement à souligner que le monde de l’économie que nous représentons ne peut plus se permettre de rester dans une

incertitude quant au cadre qui nous régit.

Cet appel a été manifestement entendu.

Vous conviendrez que j’aurais tort de ne pas m’en réjouir.

J’aurais tort de ne pas m’en réjouir à titre personnel mais aussi au nom de l’ensemble des ressortissants de notre Chambre.

Après tout, les partenaires européens de la France se sont engagés résolument, avec leur RUP, dans la voie de la confiance déléguée, gage, comme vous le savez, de la compétitivité de leur territoire.

Il était temps pour la France d’engager une révolution intellectuelle au regard de ses institutions et de ses habitudes normatives.

Oui, il faut introduire de la souplesse et de l’innovation dans nos processus de pensée comme dans nos pratiques politiques.

Tout le monde y a intérêt, à commencer par nous autres en Guyane.

Il faut se rendre à l’évidence : c’est quand la Guyane sera pleinement elle-même, c’est-à-dire audacieuse et entreprenante, qu’elle se mettra en position de gagner.

Je crois en cette Guyane qui se projette et qui se bat, en cette Guyane solidaire et généreuse, confortée et renouvelée, revivifiée et débarrassée de ses rigidités, qui exprime librement son génie et sa singularité, sans s’écarter nécessairement de l’ensemble français.

Qui dira la grandeur de ces artisans qui ont la religion du travail bien fait, de ces agriculteurs qui se dévouent pour des produits de qualité, de ces entrepreneurs qui se battent pour gagner des marchés et créer des emplois ?

Ils sont tous pleins de talents, d’énergie, de vitalité.

J’ai pour ma part, Mesdames et Messieurs les Chefs d’entreprise, une vision de ce que les politiques vous doivent, nous doivent : un projet collectif digne d’adhésion, fondé sur des valeurs partagées, la certitude de voir nos efforts récompensés, notre travail reconnu, la perspective de pouvoir faire des bénéfices sans être enferrés par une fiscalité trop lourde.

C’est à ces conditions que la Guyane rattrapera son retard et s’insérera, avec tous ses atouts, dans l’économie, de plus en plus moderne d’ailleurs, de l’Amérique du sud et de la Caraïbe.

Car l’objectif est bien de donner un nouveau départ à l’économie de la Guyane, d’exploiter, dans le respect de l’environnement, toutes ses richesses potentielles, agricoles, maritimes, touristiques.

Nous savons où sont les handicaps. Nous serions fautifs de ne pas nous donner les moyens de les surmonter. 

Le statut, faut-il le rappeler, n’est qu’un outil de gouvernance pour la conception et surtout la mise en œuvre de politiques publiques.


Nous voilà au cœur du débat qui oppose les partisans du 73 à ceux du 74 :

Des deux statuts, lequel est le plus à même de libérer les énergies, en mettant en œuvre, sur l’ensemble du territoire, et non sur une fraction isolée de celui-ci, une autre architecture des pouvoirs, en favorisant, dans le respect de nos institutions et de nos valeurs républicaines, une impulsion nouvelle à la Guyane ?

De ces deux statuts , lequel est le plus favorable pour garantir le financement des infrastructures et des outils de conquête de notre territoire , lequel est le plus juste pour que notre vision du développement économique et de l’appui à nos Entreprises soient enfin entendues . 

Entre 73 et 74 quel est le statut qui nous offrira le gage du respect de la démocratie et l’équilibre et le partage du pouvoir.

Ces questions sont aussi celles de la société que nous voulons construire pour demain.

Comment concilier unité nationale et épanouissement local ?

Comment répondre aux attentes en matière de coopération régionale sans mettre à mal la réglementation européenne ?

Jusqu’où peut-on aller dans le 74 tout en demeurant éligible aux fonds structurels européens ?

Comment jouir d’une large autonomie sans être certain de pouvoir la financer ?

A contrario, comment accéder pleinement à la responsabilité tout en restant dans le 73, fût-il rénové ?

Comment éviter la confusion des responsabilités et le renvoi systématique de la solution à l’Etat Français sans tomber dans le népotisme local ?

Autant de questions auxquelles, tout au long de notre débat, nos experts, nos trois intervenants, tâcheront d’apporter des réponses, parfois des éclairages sinon des pistes de réflexion, avec simplicité et pédagogie, car, de notre capacité à relever nos défis dépendra pour beaucoup le visage que nous donnerons à notre pays pour les prochaines décennies.

Après tout, les Guyanais –C’est presque palpable !-sont aujourd’hui avides de participation.

Ils veulent débattre entre eux, être entendus, être acteurs et non spectateurs de la politique.

Qui va s’en plaindre !

Quelles que soient les difficultés, quelles que soient les incompréhensions qui nous attendent, quelles que soient les divergences qui nous opposent, c’est l’espoir d’écrire une nouvelle page que nous devons, ensemble, faire naître et faire vivre.  

Je vous remercie

Inauguration de l’Antenne de la CCIG à Macapa, en juillet 2009

Monsieur l’Ambassadeur,

Monsieur le Gouverneur,

Monsieur le Vice-Président de l’Assemblée législative

Monsieur le Député,

Monsieur le Consul honoraire,

Monsieur le Vice-Président du Conseil général,

Monsieur le Superintendant de la SEBRAE,

Monsieur le Président de l’ACIA,

Mesdames et Messieurs les Ches d’entreprise de Macapa ,

Mesdames et Messieurs les élus Consulaires,

Mesdames et Messieurs les Collaborateurs,

Mesdames, Messieurs,

Chers amis,

Je voudrais tout d’abord vous dire, en ma qualité de chef de la délégation consulaire guyanaise, combien nous sommes heureux d’être aujourd’hui parmi vous, à Macapa, à l’occasion de l’inauguration de l’Antenne de la Chambre de Commerce et d’Industrie de la Guyane.

Nous sommes heureux d’être parmi vous mais nous sommes tout aussi heureux que vous ayez répondu en si grand nombre à notre invitation.

Je ne vous cacherai pas davantage mon immense plaisir de vous présenter notre nouvelle Conseillère en développement à l’international, Mademoiselle Amélie Dassé, dont le bureau se trouve précisément ici, dans les locaux du Consul honoraire de France, Monsieur Le Cornec.

Je voudrais naturellement exprimer une nouvelle fois à Monsieur le Consul honoraire toute ma gratitude d’avoir accepté de nous recevoir ici, d’avoir accepté que nous installions notre bureau dans ses locaux.

Mademoiselle Amélie Dassé a pour mission d’assurer la représentation technique de la CCIG et de ses partenaires. 

Elle a aussi pour mission de conseiller et d’accompagner les entreprises dans leur développement à l’export. 

Le choix du Consulat pour installer l’Antenne de la CCIG n’est évidemment pas innocent. 

Nous entendons, par ce choix, adresser un triple message :

-d’abord aux Autorités françaises, pour leur signifier qu’il est temps que la coopération économique devienne une priorité politique,

-ensuite aux Autorités brésiliennes, pour leur dire qu’il est indispensable que l’économie devienne un principal objectif,

-enfin, aux entreprises d’Amapa et de Guyane, pour leur rappeler qu’il nous appartient à nous, Chefs d’entreprise, de prendre en main nos propres destinées.

Notre histoire commune, l’histoire de la coopération guyo-amapaens, retiendra sans doute ce mardi 14 juillet 2009 comme une date essentielle, comme le début d’une ère nouvelle.

En ce jour de fête nationale française, en cette année de la France au Brésil mais aussi de construction du pont binational, cela ne pouvait pas tomber mieux. 

Il est des symboles qui parfois sont bien plus éloquents que les plus longs discours.

Il est vrai que, à la lumière de ses engagements et dans la limite de ses compétences, la CCI Guyane a entrepris de fortifier sa coopération économique avec le Brésil.

De ce point de vue, la réunion que nous avons eue hier matin avec la SEBRAE et hier soir avec l’ACIA nous conforte dans notre engagement.

Nous avons parfaitement intégré l’idée que nous nous situons au confluent de ces deux marchés stratégiques que sont le CARICOM et le MERCOSUR.

C’est dire si elle est définitivement révolue, l’époque où la Guyane, les yeux rivés vers Paris, s’appliquait à ignorer son aire géographique naturelle. 

Je disais à l’instant que l’histoire de notre coopération régionale retiendra certainement la date 14 juillet 2009 comme le début d’une ère nouvelle.

Il faut dire qu’aujourd’hui, toutes les conditions sont réunies pour que nous passions à une étape supérieure dans nos échanges commerciaux.

Le contexte culturel et surtout politique n’a jamais été aussi favorable. 

Le président Nicolas Sarkozy lui-même, le 2 février 2008 en Guyane, nous exhortait presque à nous insérer dans notre environnement géographique.

C’est d’ailleurs, à la CCIG, et depuis longtemps, notre souhait, notre volonté, notre détermination.

Et ce matin même, en nous recevant, Mr le Gouverneur Waldes Goes nous a assuré que l’Etat de l’Amapa aussi est disponible pour passer à une phase véritablement concrète de notre coopération.

Nous ne remercierons jamais assez le Président Lula et le Président Sarkozy de nous avoir construit un pont plutôt qu’un mur.

Outre leurs liens géographiques, le Brésil et la Guyane ont un héritage historique et culturel semblable et nos deux pays regorgent de ressources naturelles, donc de fortes potentialités de développement économique durable.

L’exemple qui me vient immédiatement à l’esprit c’est le package touristique sur le plateau des Guyanes.

Le projet est déjà ficelé. Pour qu’il soit opérationnel, il vous suffit d’identifier les entreprises et les personnes susceptibles d’être référencées.

C’est d’ailleurs là l’objet même de notre prochaine participation au Salon d’Equinoxe : vous inciter à sélectionner les professionnels du tourisme devant faire partie de ce package.

Au mois d’octobre prochain, nous serons à la Foire des entrepreneurs : là, il s’agira de présenter aux entreprises d’Amapa et du Brésil les règles pour exporter en direction de la Guyane et de l’Europe.

Ce n’est donc pas à vous, Mesdames et Messieurs, que j’apprendrai que face à leurs handicaps la Guyane et l’Etat d’Amapa disposent d’atouts considérables.

Et ses atouts, la Guyane, pour sa part, est de plus en plus déterminée à les mettre en valeur.

D’autant plus que, pour appuyer son développement économique avec ses voisins, elle dispose d’un programme, le PO Amazonie, doté de 17 millions d’euros.

Entre sa double appartenance à l’Union Européenne et au continent sud-américain, la Guyane a décidé de choisir la synthèse, le mariage, l’harmonie, pour devenir une interface entre l’ancien et le nouveau Monde, un carrefour international de rencontres et d’échanges. 

Nous sommes prêts. Passons maintenant à l’action.

Le temps presse. 2010 est à notre porte.

Je vous remercie !

 

 

Inauguration de l’Antenne de la CCIG au Suriname, avril 2009

Monsieur l’Ambassadeur,

Monsieur le Président de la KKF,

Monsieur le Président de la CCOG,

Monsieur le Sénateur de la Guyane,

Mesdames et Messieurs les élus Communautaires,

Mesdames et Messieurs les élus Consulaires,

Mesdames et Messieurs les Collaborateurs,

Mesdames, Messieurs,

Chers amis,

Je voudrais tout d’abord vous dire, en ma qualité de chef de la délégation consulaire guyanaise, combien nous sommes heureux d’être aujourd’hui parmi vous, à l’occasion de la réunion de Présentation de nos différents projets économiques respectifs.

Je ne vous cacherai pas davantage mon immense plaisir de signer, au nom de la CCIG et, là encore, en présence de nombreux élus consulaires, la convention sur la création d’une Commission Economique Ouest Guyanais/Surinam.

Notre histoire commune, l’histoire de la coopération guyo-surinamaise, retiendra  sans doute ce mardi 7 avril 2009 comme une date essentielle, comme le début d’une ère nouvelle. 

Soyons clairs. L’accord que nous signons aujourd’hui est la conclusion d’un travail commencé il y a tout de même quelques années.

A la lumière de ses engagements et dans la limite de ses compétences, La CCIG a entrepris d’intensifier le tissu des relations économiques internationales axées sur ses deux voisins, le Surinam et le Brésil.

De ce point de vue, les journées-pays, organisées à Cayenne en 2006, ont apporté de nombreuses perspectives de travail même s’il n’y a pas eu de suites sur le plan opérationnel.

La Chambre de Commerce et d’Industrie du Surinam avait alors pris bonne note de la volonté des entreprises guyanaises de pénétrer à leur tour le marché surinamais.

C’était surtout l’occasion de préciser que si le coût des produits français reste élevé pour le « panier moyen de la

ménagère surinamienne », pour les produits de haute valeur ajoutée il y

a, en revanche, de nombreuses niches économiques à explorer.

Je présume que c’est cette réflexion-là qui a conduit Monsieur Léon BERTRAND, en sa qualité de Président de la CCOG, à suggérer la mise en place d’un groupe de travail, avec la participation active des deux chambres consulaires, la KKF et la CCIG.

L’idée a été formalisée le 14 août dernier, lors de notre dernière Mission au Surinam.

Nous y voilà, 8 mois après. C’est peu de dire que nous n’avons pas perdu de temps.

Je disais tout à l’heure, au début de mon discours, que l’histoire de notre coopération régionale retiendra certainement la date du 7 avril 2009 comme le début d’une ère nouvelle.

Il faut dire qu’aujourd’hui, toutes les conditions sont réunies pour que nous passions à une étape supérieure dans nos échanges commerciaux.

C’est d’ailleurs notre souhait, notre volonté, notre détermination.

Et hier matin, en nous recevant, le Ministre surinamais du Commerce et de l’Industrie nous a confortés dans l’idée que le Surinam aussi est disponible pour passer à une phase véritablement concrète de notre coopération.

Après tout, quoi de plus normal et surtout de plus naturel.

Outre leurs liens géographiques, le Surinam et la Guyane ont un héritage historique et culturel semblable et nos deux pays regorgent de ressources naturelles, donc de fortes potentialités de développement économique durable.

L’implantation prochaine de la société DEPALM en Guyane illustre parfaitement ce dont nous sommes capables dès lors que nous choisissons de travailler ensemble.

Faut-il le rappeler, cette société, dirigée par Monsieur Remon RAMKISOSING, est spécialisée dans l’export de poisson transformé.

La société Guyapêche devrait, elle aussi, s’installer prochainement en Guyane.

Dans l’autre sens, dans le sens Guyane-Surinam, les choses bougent également. 

J’en veux pour preuve l’exemple de la Société  SAGIP, spécialisée dans le PVC, qui va bientôt s’établir à Paramaribo.

 Il est vrai qu’ici, dans la capitale surinamaise, se sont installés de brillants chefs d’entreprises guyanais. Je pense notamment à Monsieur Nou Chaïa mais aussi à Monsieur Alain N’Doye.

Alain, qui dirige l’entreprise Alamau-Trading, vit à Paramaribo depuis 18 ans.

Ce n’est donc pas à vous, Mesdames et Messieurs, que j’apprendrai que face à ses handicaps, la Guyane dispose d’atouts considérables.

Et ces atouts, elle est de plus en plus déterminée à les mettre en valeur.

Entre sa double appartenance à l’Union Européenne et au continent sud-américain, la Guyane a décidé de choisir la synthèse, le mariage, l’harmonie, pour devenir une interface entre l’ancien et le nouveau Monde, un carrefour international de rencontres et d’échanges.

Vous l’avez bien compris, c’est sous cette aune, qu’à la Chambre de Commerce et d’Industrie, nous entendons impulser notre politique de coopération régionale.

La CCIG, aux côtés ses partenaires économiques français et surinamais, a décidé de renforcer sa politique commune d’accompagnement des entreprises dans leur développement à l’international.

Cela se traduit, comme vous le savez, par l’installation de notre nouvelle Conseillère en développement à l’international, Mademoiselle Anne MATHIEU, dans notre nouveau bureau consulaire, situé dans les locaux de l’Ambassade de France.

A cet effet, nous avons signé, hier matin, une convention avec l’Ambassade de France.

Cette convention a pour objet de renforcer les conditions favorables au développement de la coopération régionale économique entre le Suriname et la Guyane.

La Convention que nous allons signer tout à l’heure, entre la CCIG, la CCOG et la KKF, n’en est que le prolongement.

Elle est révolue, bien révolue, définitivement révolue, l’époque où la Guyane, les yeux rivés vers Paris, s’appliquait à ignorer son aire géographique naturelle.

De plus, nous avons parfaitement intégré que nous nous situons au confluent de deux marchés stratégiques, le CARICOM et le MERCOSUR.

N’ayons pas peur des mots : le contexte politique a rarement été aussi favorable.

Ce n’est pas le Sénateur Georges Patient ici présent, qui me démentira. 

Avec les prochains Etats généraux sur la coopération régionale, la construction du Pont sur l’Oyapock, les projets de franchissement du fleuve Maroni, la mise en œuvre du Programme Opérationnel transfrontalier « PO AMAZONIE »,… l’Union européenne, Paris mais aussi les Collectivités locales guyanaises sont en train de montrer qu’elles ont pris la pleine mesure des enjeux de développement économique de notre région. 

Nos amis surinamais le savent : nous n’aspirons à rien tant qu’à nouer avec eux des partenariats économiques forts et équilibrés. 

Je vous remercie !

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