Monsieur le Préfet de Région,
Mesdames et Messieurs les Parlementaires,
Monsieur le Président du Conseil régional,
Monsieur le Président du Conseil général,
Monsieur le Consul,
Monsieur le Maire de Matoury,
Monsieur le Président de la Chambre d’Agriculture,
Monsieur le Président de la Chambre de Métier,
Madame Régine Prévot,
Mesdames et Messieurs les Conseillers municipaux,
Mesdames et Messieurs les Elus et les Membres consulaires,
Mesdames et Messieurs les Chefs d’entreprise,
Mesdames et Messieurs les formateurs,
Chers Collègues, Chers collaborateurs,
Chers amis,
Mesdames et Messieurs,
C’est avec un immense plaisir que je me trouve parmi vous aujourd’hui, pour démarrer le chantier de ce futur Espace Consulaire de Formation Jean-Pierre Prévot.
Ce n’est pas à vous que j’apprendrai que Jean-Pierre a été le Président d’Honneur de notre Chambre.
Aujourd’hui, à l’heure où nous posons la première pierre de l’ECF, je voudrais évoquer d’abord l’homme.
On donne généralement aux Centres de formation le nom de personnes remarquables, qui ont été des modèles dans leur vie, dans leur conviction, dans leur humanité.
Des personnes qui ont marqué leur entourage par leur générosité, leur charisme, leurs connaissances et leur intelligence.
Des personnes qui ont tracé une voie de moralité et de droiture.
Des personnes dont on ne veut pas et dont on ne peut pas oublier le nom.
Des personnes qui sont ancrées dans la mémoire collective.
Eh bien aujourd’hui c’est pour toutes ces raisons que les membres consulaires et en particulier ceux de notre bureau, en accord avec Madame Régine Prévot, ont décidé de donner le nom de Jean-Pierre Prévot à notre Espace Consulaire de Formation.
Jean-Pierre, comme vous le savez, avait soif d’apprendre, de comprendre et de savoir.
Il était ouvert aux autres, à leurs problèmes, à leurs opinions, à leurs idées.
Il était surtout conscient des enjeux de la formation et du dialogue social.
Comme Maurice Rivierez, qui a créé l’Ecole de formation d’infirmières en Guyane, Jean-Pierre Prévot fait partie de ses immenses personnages qui chez nous ont contribué à poser les fondements de constructions audacieuses qui structurent encore aujourd’hui la vie publique de notre pays.
Il a été, faut-il le rappeler, le Président de la CCI-Guyane pendant 25 ans.
Il faut dire que Jean-Pierre a réussi la prouesse de gouverner à la fois la vie qu’il s’est choisie et l’histoire dont il a hérité.
Fils de notaire il a été lui-même clerc de notaire.
Mais sa carrière consulaire, au sens noble du terme, débute véritablement en 1974, date à laquelle il intègre le Bureau de la Chambre de Commerce et d’Industrie de la Guyane.
Deux ans plus tard, en 1976, Jean-Pierre accède à la présidence.
Cette fonction, il va l’exercer jusqu’en 2001, avant d’être élevé à la dignité de Président d’honneur.
Parallèlement ou successivement, il va présider aux destinées des CCI des DOM, du Comité de Promotion de la Guyane, du Conseil d’administration d’Air Guyane, de la Société Financière de la Guyane.
Chevalier de l’ordre national du Mérite et du Mérite agricole et Membre du CESR, Mr Jean-Pierre Prévot va également exercer en qualité de cogérant de la société Les Rhums Saint-Maurice et de SOTRAPMAG, de gérant de la STMG, d’administrateur de Guyanor Ressources, de Directeur général délégué d’Euro Ressources.
Mesdames et Messieurs,
Je veux aussi, aujourd’hui, rendre hommage au bâtisseur et au visionnaire.
La Guyane, on le sait, est forte quand elle est fidèle à son identité, quand elle se fixe les ambitions les plus élevées.
Pour Jean-Pierre Prévot, il ne s’agit pas là d’une conviction abstraite, c’est une conviction qui s’inscrit dans une vision de la Guyane et du monde, une vision d’une profonde lucidité.
Il va donc tout naturellement initier aussi de nombreux projets :
-les nouveaux locaux de la CCIG,
-l’actuelle structure aéroportuaire,
-l’allongement de la piste d’atterrissage,
-les aménagements des ports de Dégrad des Cannes et du Larivot,
-l’Antenne consulaire de Saint Laurent,
-l’Institut Consulaire de Formation (ICF).
A quoi on doit ajouter :
- le Parc d’Activités à Rémire-Montjoly,
-les premières ébauches d’une coopération économique régionale avec le Brésil, le Surinam et le Guyana,
mais aussi un resserrement des liens avec les CCI des autres DOM.
Ce n’est évidemment pas trahir Jean-Pierre que de dire que la Chambre, dont la mission première est d’impulser et de catalyser le développement économique, doit également épouser son époque.
Cette mission, il ne l’a d’ailleurs jamais conçue comme une construction figée.
Je me souviens encore de l’engouement avec lequel il invitait les entreprises guyanaises à se convertir aux nouvelles technologies.
Ce qui doit être gravé dans le marbre ce sont les principes consulaires fondateurs, à savoir : œuvrer pour les intérêts généraux du Commerce et de l’Industrie
D’où l’importance qu’il attachait à la formation, en l’occurrence à la formation professionnelle.
La formation professionnelle n’est pas un entassement de connaissances, pas plus que l’apprentissage n’est un amalgame de théorie et d’initiation pratique.
La formation professionnelle est d’abord, à nos yeux, une architecture.
C’est-à-dire un ensemble harmonieux, pensé, qui marie le socle des connaissances techniques et professionnelles indispensables à la maîtrise d’un métier avec l’épanouissement personnel des apprentis.
Nous ne voulons pas seulement former de bons professionnels, mais aussi des femmes et des hommes complets, capables de comprendre leur environnement, de s’y exprimer et de diriger leur vie.
Voilà pourquoi nous sommes, les Elus consulaires et moi-même, particulièrement fiers de poser, avec vous, la première pierre de l’Espace Consulaire de Formation.
Ses constructeurs sauront -Je n’en doute pas un seul instant !- allier l’élégance, la légèreté, la lumière, le jeu des lignes claires aux impératifs matériels de l’enseignement.
A ce stade de mon discours, je voudrais remercier chaleureusement le Maire de Matoury, Monsieur Jean-Pierre Roumillac, d’avoir accepté que notre Centre de formation voie le jour dans sa commune.
Nous y sommes très sensibles comme nous sommes sensibles à votre présence aujourd’hui qui marque votre attachement à la formation professionnelle, cette matière première si précieuse et indispensable au développement de notre pays.
Je veux rappeler ici que le système de l’apprentissage, moteur de notre économie, est aussi la principale voie d’accès aux formations professionnelles, jusqu’au plus haut niveau.
Pour une forte proportion de jeunes, l’apprentissage permet de réaliser un épanouissement personnel, de découvrir leur propre potentiel, de prendre confiance dans la vie.
Et c’est pourquoi, à la CCIG et grâce au soutien du réseau consulaire, nous avons recruté il y a deux mois un collaborateur chargé précisément de promouvoir l’apprentissage auprès des chefs d’entreprise mais aussi des jeunes.
Cette formation duale, entre l’école et l’atelier ou le bureau, correspond bien aux besoins de l’économie guyanaise, constituée essentiellement de petites et moyennes entreprises.
C’est une formation qui permet aux jeunes de progresser à leur rythme, sans barrière, grâce notamment aux perspectives qu’offrent désormais la maturité professionnelle et les Hautes Ecoles spécialisées.
Je pense notamment à l’EGC, l’Ecole de Gestion et de Commerce, qui ouvrira bientôt ses portes chez nous, en Guyane.
Je pense aussi à l’ouverture, dans une perspective certes plus lointaine, d’une classe préparatoire à l’entrée de grandes écoles de commerce, comme HEC, l’Ecole des Hautes Etudes Commerciales.
La Cérémonie d’aujourd’hui est pour nous, à la Chambre de Commerce et d’Industrie de la Guyane, l’occasion de démontrer notre foi dans l’avenir et les espoirs que nous plaçons dans la jeunesse de ce pays.
Je vous remercie de votre attention
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